Le Conseil Scientifique de l’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM) d’Abomey a organisé un séminaire de formation ce lundi 12 juin 2023 pour le compte de ces Enseignants-chercheurs. C’était dans l’Amphi 100 de l’École Normale Supérieure de Natitingou en présence des autorités rectorales. Plusieurs experts et spécialistes dans les divers domaines ont été conviés à cette activité.
La création de l’UNSTIM est la traduction concrète de la volonté du Gouvernement du Bénin de se donner les moyens de former les ressources humaines capables de propulser la compétitivité du Bénin dans le monde, sa force en innovation et sa propre économie du savoir. À cet effet, les chercheurs de l'UNSTIM développent des innovations de pointe dans divers domaines, qui peuvent avoir des applications dans des contextes nationaux et internationaux.
Face à cela, L’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM) a inscrit à son Plan de Travail Annuel l’activité de Renforcement des capacités des Enseignants chercheurs de l’UNSTIM à la propriété intellectuelle, à la rédaction des brevets et la rédaction d’article scientifique.
Cette formation vise à sensibiliser les participants à la prise en compte de la propriété industrielle dans les activités de recherche et de valorisation et répondre aux préoccupations des auditeurs en la matière, de même sur la rédaction de leur article scientifique ou publications.
Le lancement de cet atelier a été présidé par le Professeur Aristide Comlan HOUNGAN, Vice-recteur en charge de la Recherche Universitaire. Dans son discours d’ouverture, il a mis l’accent sur la qualité de la production des publications scientifiques. Elles sont essentielles pour élever la notoriété et la réputation de l'université, ainsi que pour favoriser la collaboration internationale et la recherche de financements, a-t-il ajouté. Les enseignants doivent être soutenus dans leur travail de publication pour pouvoir contribuer à pouvoir contribuer à l'avancement des connaissances dans leurs domaines respectifs.De nouvelles perspectives sont donc en cours pour de meilleurs résultats. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet atelier.
Après le lancement officiel des activités, un présidium constitué d’experts tels que les professeurs Alexandre DANSI, Jacques FATOMBI, Arouna OUSSENI a été mis en place pour conduire les travaux. Chacun dans son rôle a monté le bien fondé de l’initiative.
QUENUM Ayaba Guéadjibi Fifanawa experte et formatrice principale en propriété intellectuelle et propriété industrielle, a entretenu ces enseignants sur la nécessité de promouvoir et de protéger leurs travaux de recherches. « L’UNSTIM est une jeune université prestigieuse qui se doit de soutenir ses enseignants dans leurs activités de recherche et de publication. Cette formation vient donc à point nommé pour renforcer vos capacités sur la question et vous fournira tout le bagage intellectuel nécessaire dont vous aurez besoin ».
Sous d’autres volets, les programmes universitaires de formation et de recherche sont peu adéquats avec la demande socioprofessionnelle. Les jeunes et les femmes sont faiblement employés sur le marché. Les produits issus de la recherche sont très valorisés sur le marché. Pour le recteur de l’UNSTIM présent lors des travaux. « Les acteurs des secteurs privés sont peu motivés à investir davantage dans la recherche. Les produits mis au point ces derniers ne sont pas pour la plupart protégés. La valorisation de ces produits se limite à des publications scientifiques pour l’avancement professionnel. Ainsi, Les universités restent confrontées à la faible transformation des résultats de recherche en produits applicables, à la non-maîtrise du processus de protection des résultats de recherche et d’invention/ innovation, à l’inexistence d’un dispositif d’accompagnement à la valorisation des résultats de recherche, au faible accès des entreprises privées aux résultats de recherche, etc. » Dans ce contexte, la mobilisation des ressources pour la mise en place et le fonctionnement de dispositifs d’accompagnement à la valorisation des résultats de recherche s’avère indispensable. Il recommande donc aux chercheurs de l’UNSTIM de se constituer en équipe pour travailler sur des thématiques pouvant impacter le développement du pays. Au terme de cette activité, la protection de la propriété intellectuelle est désormais une obligation à l’UNSTIM. Un mécanisme sera mis en place afin que cette formation puisse se pérenniser.
Cet atelier montre l’intérêt pour les enseignants-chercheurs qui, selon les organisateurs, « sont acteurs d’une économie où les idées priment et où c'est la transformation des produits, à travers l'invention et l'innovation, qui crée la richesse » de trouver « les moyens et mécanismes de protection et de valorisation du résultat de leur recherche répondant à leurs besoins ».
Au-delà de cette formation qui mérite d’être fortement saluée, il faut dire qu’elle pose l’épineuse question de la création d’une Cellule de la Propriété Intellectuelle dans nos universités nationales. Une telle structure répond à plusieurs motivations que nous voudrions rappeler ici :
En résumé, la création d'une cellule de propriété intellectuelle offre de nombreux avantages, tels que la protection des droits de propriété intellectuelle, la valorisation de la recherche, le renforcement des partenariats, la génération de revenus supplémentaires et la sensibilisation à la propriété intellectuelle. Cela favorisera l'innovation, la création d'emplois et le développement socio-économique de notre pays. Il est donc important que nous y travaillions tous pour asseoir les bases d'une recherche capable d'impacter réellement notre pays.
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